La collaboration passe aussi par les éditeurs locaux

Il n'y a pas que Microsoft, Google, Facebook et Slack. Ces vedettes internationales de la collaboration monopolisent l'attention et éclipsent le dynamisme et les performances d'éditeurs français.

Ceux-ci ne disposent pas des mêmes moyens financiers et ne rivalisent pas en termes de chiffres d'affaires et de parts de marché. Ils continuent toutefois de se développer sur un rythme soutenu.

Des croissances à deux chiffres

Ainsi, le chiffre d'affaires 2017 du numéro un français Jalios croît de 18% pour atteindre 7 M€. Il est intéressant de noter que ses ventes en mode Saas connaissent une poussée, même si le mode on-premise, une particularité de Jalios dans le monde de la collaboration, reste prédominant.

De son côté, Jamespot a connu une année faste avec 65 nouvelles plates-formes déployées en 2017. Son chiffre d'affaires a bondi de près de 30% pour dépasser 1,5 million d'euros. Le volume de prises de commandes, qui a doublé, laisse présager des revenus en croissance.

Autre acteur du réseau social d'entreprise, Whaller, qui compte une centaine de clients, a doublé son chiffre d'affaires récurrent en 2017 et vise l'équilibre financier en fin d'année.

Des offres compétitives

Les bons résultats de ces trois acteurs (on pourrait en mentionner bien d'autres tant leur nombre est important) s'expliquent, pour partie, par la demande soutenue des entreprises. Selon IDC, les ventes d'applications de collaboration progressent de 5,3% par an en France, et même davantage pour les réseaux sociaux d'entreprise.

L'autre raison tient à la qualité de leurs solutions, qui leur permet de s'imposer face aux ténors. C'est régulièrement le cas dans des structures de taille moyenne. Dernièrement, la Société du Grand Paris a retenu la solution de talkSpirit face à Microsoft Office 365 pour travailler avec ses 2 500 partenaires (architectes, maîtres d'œuvre, consultants…).

Il arrive aussi, plus rarement, que les éditeurs locaux équipent des grands comptes. L'année dernière, Whaller a ainsi été choisi pour digitaliser l'écosystème de Pôle Emploi avec le déploiement de six réseaux.

Elium montre la voie à l'international

Ces deux contrats signés dans la sphère publique témoignent au passage de l'intérêt de grands cabinets - Wavestone dans le premier cas, Accenture dans le second - pour des spécialistes régionaux de la collaboration. 

Dans la série des bonnes nouvelles, on peut aussi rappeler la levée de fonds du Belge Elium (ex-Knowledge Plaza), très présent sur le marché français où il réalise 70% de son chiffre d'affaires. Les 4 M€ récoltés envoient un signal rassurant aux grands comptes et financent le développement de la société, notamment à l'international.

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