Les outils collaboratifs de plus en plus friands d'intelligence artificielle

La période estivale a confirmé l'intérêt croissant des éditeurs de solutions collaboratives pour les technologies d'intelligence artificielle. Les ténors du domaine, qui avaient donné l'impulsion, sont aujourd'hui rejoints par des acteurs de plus petite taille.

Ainsi, Jamespot, l'un des spécialistes français du réseau social d'entreprise, a dévoilé fin juillet un agent conversationnel, baptisé Jbot, qu'il a développé à partir du framework de Recast.AI. Cette jeune pousse française, fondée en 2015, met son expertise du traitement automatique des langues au service de la fabrication de bots.

Appliqué au domaine du réseau social, l'enjeu est de simplifier et accélérer l'accès au savoir et à l'information métier. Le robot analyse la question posée par messagerie instantanée et y répond automatiquement.

L'utilisateur est assuré d'obtenir une réponse immédiate sans avoir besoin de solliciter ses collègues ou de faire appel au moteur de recherche à condition que le sujet ait déjà été traité. La rencontre des intelligences artificielle et collective est porteuse de nombreuses promesses.

La planification de réunions en mode automatique

De son côté, Microsoft continue ses emplettes destinées à sa plate-forme Office 365. Il a ainsi acquis au cours du mois d'août la start-up Genee, lancée deux ans plus tôt. Celle-ci développe un outil d'aide à la planification de réunions. Il se comporte comme un assistant virtuel. Mis en copie d'un courriel d'invitation, il se charge de trouver le meilleur créneau horaire et d'informer les participants.

On devine le temps gagné en échanges d'e-mails dès lors qu'il faut concilier des agendas d'un grand nombre de personnes ou inviter celles dont les calendriers Outlook ne sont pas accessibles en ligne. Pour remplir sa mission le service associe des technologies de traitement automatique des langues, afin d'analyser l'objet de la réunion, et des algorithmes de prise de décision.

Pour sa part, Google, autre grand nom de la collaboration, a annoncé au coeur de l'été deux nouvelles API (actuellement en version bêta) qui mettent en œuvre l'apprentissage automatique et les réseaux de neurones : Cloud Natural Language et Cloud Speech.

La première mêle extraction d'entités nommées, analyse syntaxique et analyse de sentiments.  Elle n'est pour l'heure disponible qu'en trois langues : l'anglais, l'espagnol et le japonais. La seconde, solution de reconnaissance vocale, traite 80 langues. Ces services devraient se généraliser dans les outils collaboratifs, comme c'est aujourd'hui le cas pour les services de traduction automatique.

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