Qui dit transformation numérique dit plus de collaboration

C’est le MIT qui l’affirme : ce sont les capacités à collaborer qui font la différence entre les entreprises engagées dans des programmes de transformation numérique. Les plus en avance sont celles qui valorisent la collaboration et s’appuient sur des équipes pluridisciplinaires.

L’article publié début septembre (Why your company needs more collaboration) développe un argumentaire étayé par quelques chiffres et plusieurs témoignages d’entreprises.

Celui d’Harley-Davidson, une entreprise qui a su rénover son image en même temps qu’elle repensait ses processus de fabrication, est emblématique des évolutions en cours dans le monde industriel. Son vice-président et directeur technique David Cotteleer note : « il est tout simplement plus difficile de penser à une fonction isolée parce que les processus deviennent de plus en plus intégrés ».

Autre exemple, dans celui des services cette fois, avec la chaîne hôtelière Marriott. Délivrer le service attendu par les apps proposées aux clients nécessite d’avoir travaillé en collaboration étroite avec les directions opérationnelles. L’ex senior vice-président du digital a été amené à passer plus de temps avec elles qu’avec ses propres équipes.

D’autres témoignages d’entreprises qui numérisent leurs activités viennent confirmer le besoin de renforcer la collaboration en interne, mais également avec les clients et partenaires.

De nouvelles compétences et postures privilégiées

L’article insiste sur un autre point essentiel, qui passe parfois au second plan derrière l’outillage et l’organisation : les comportements et la culture d’entreprise.

La société financière MetLife déclare privilégier des profils avec les compétences requises pour travailler de manière transversale à travers toute l’organisation. Pour accompagner cette évolution, elle a mis en place un programme de formation pour les managers qu’elle recrute.

Cardinal Health, fournisseur de produits et services pour des établissements de santé, détaille les qualités attendues par les collaborateurs qu’elle recrute : empathie, curiosité, adaptabilité et esprit tourné vers la résolution de problème.

Les ressources humaines se retrouvent ainsi en première ligne dans les projets de transformation numérique et pas seulement lors du recrutement.

L’exemple d’Auchan Retail, qui vient d’équiper 230 000 collaborateurs avec la suite collaborative de Google, est révélateur de ce mouvement. Les DRH des pays ont été en première ligne sur le projet.

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