Océane Puech - AFD

« Accompagner, c’est donner du sens et expliquer à quoi sert notre réseau social d'entreprise »

Océane Puech Océane Puech, urbaniste du numérique auprès du Chief Digital Officer

Après une phase d’expérimentation de huit mois, l’Agence française de développement a ouvert en avril dernier son réseau social d’entreprise à ses 2 500 collaborateurs répartis dans 70 agences à travers le monde.

En amont de son intervention à Jalios Digital Summit, Océane Puech détaille de quelle manière le dispositif d’accompagnement s’est affiné au fil du temps en s'inscrivant dans une logique d’amélioration continue, qui a prévalu également pour le paramétrage de la plate-forme.

Quelles mesures d’accompagnement avez-vous mises en place ?
Océane Puech : Nous avons mis à disposition de l’ensemble des collaborateurs des ressources en ligne, guides de démarrage, tutoriels... En parallèle, nous avons organisé des webinars et des événements pour inciter à rejoindre la plate-forme. Pour notre réseau de 150 animateurs, nous avons proposé des séances de formation plus poussées en présentiel et planifié des moments d’échange, par exemple lors de petits déjeuners.

Avez-vous été amené à procédé à des ajustements ?
OP :
Régulièrement. Lors de la phase d’expérimentation, nous avions fait appel à un cabinet de conseil pour accompagner les animateurs, mais ces derniers préféraient s’entretenir avec des interlocuteurs internes maîtrisant le contexte de l’entreprise. L’accompagnement a été rapatrié en interne et nous sommes en phase de recrutement d’un profil pour les épauler dans la durée. Concernant les collaborateurs, nous avions mis en place des sessions en libre-service de deux heures pour répondre à leurs questions, mais le format a évolué pour répondre à des demandes plus personnalisées.

De quel ordre sont ces demandes ?
OP :
Il y a des questions qui renvoient à la transformation culturelle que vit l’AFD et ses traductions opérationnelles : la libération de la parole, l’opportunité donnée à chacun de devenir contributeur, etc. Si les collaborateurs ont besoin de s’approprier le fonctionnement de l’outil, ils veulent surtout être convaincus de son intérêt et appréhender de quelle manière la collaboration peut améliorer leur quotidien. Accompagner, c’est donner du sens et expliquer à quoi sert l’outil.

Filet relance

« Nous adaptons au maximum nos prestations. Un accompagnement générique serait inefficace »

Filet

De quelle manière y répondez-vous ?
OP :
Nous interrogeons nos interlocuteurs sur leur métier, leurs attentes, leurs points de douleur et déterminons ensemble des scénarios d’utilisation de La Ruche. Nous publions également sur l’intranet des micro-réussites révélées de la phase d’expérimentation. Nous racontons de quelle manière est utilisée le réseau social, les pratiques concrètes et les bénéfices obtenus. Pour couvrir un large spectre d’usages avec des communautés d’intérêt, de pratiques sectorielles et de gestion de chantier, nous adaptons au maximum nos prestations. Un accompagnement générique serait inefficace.

Si vous en aviez l'opportunité, qu’est-ce que vous feriez différemment ?
OP :
Nous n’avons pas pu organiser d’événements de lancement et de formations en présentiel pour les collaborateurs en agence, ce qui explique qu’ils ont rejoint plus tardivement la plate-forme. Ils ont pourtant beaucoup à partager.
 

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