Intranet & social : une association qui a la cote

Le salon Intranet, RSE & Collaboratif vient de fermer ses portes. Cette édition 2017 a mis en évidence les approches convergentes des éditeurs. Ceux qui venaient de l’intranet se sont dotés depuis plusieurs années de briques sociales, comme Liferay, eXo ou Jalios, tandis que les spécialistes des réseaux sociaux d’entreprise font le chemin inverse et lorgnent de plus en plus ouvertement vers l’intranet.

C’est le cas de Jive depuis quelque temps déjà, mais également d’Elium, anciennement Knowledge Plaza (voir notre article suite à son changement de nom) et de Jamespot.

Ce dernier annoncé un nouveau module Smart Place, une Digital Workplace à trois niveaux (personne, équipe, entreprise), qui reprend les codes du mobile en termes d’ergonomie. Il fait office de portail intranet avec un accès centralisé vers des modules de la plate-forme ou des applications tierces. Les premières intégrations concernent la messagerie et le stockage en ligne.

Des clients de Jalios et eXo témoignent

Les entreprises qui ont témoigné au cours des deux jours et demi apprécient de disposer au sein d’une même application de modules pour pousser du contenu vers les collaborateurs tout en permettant à ces derniers de créer leurs propres espaces d’échanges et de conversation.

Sur son portail intranet motorisé par une nouvelle version de Jalios, la RATP a rapatrié le réseau social qui était précédemment motorisé par une solution indépendante en mode Saas. Le département Bus avait mené une belle expérimentation avec talkSpirit.

Autre exemple, la Caisse d’Epargne d’Alsace a opté pour le logiciel eXo, et non pour une solution spécialisée, pour accompagner sa transformation et promouvoir de nouvelles pratiques.

Une industrialisation de l’accompagnement

Si l’intranet apparaît comme une composante importante de la stratégie des entreprises, il ne traduit pas un repli vers d’anciens modes de fonctionnement. Les entreprises sont plus que jamais désireuses de promouvoir de nouvelles façons de travailler, plus collaboratives et plus engageantes, pour parvenir se transformer.

Elles sont d’ailleurs conscientes de la nécessité de prévoir un accompagnement massif et dans la durée. L’une d’elles, qui vient de mettre en place un intranet social, indiquait avoir réservé la moitié de son budget initial au soutien des utilisateurs.

Dans le même temps, les cabinets de conseil outillent leurs démarches pour répondre à ce besoin en industrialisant l’accompagnement. Kimind a ainsi présenté sa solution Collaboration Index. Elle agrège 70 données issues de plates-formes collaboratives au sein d’un indice de collaboration établi pour chaque utilisateur. Celui-ci accède à des conseils ciblés pour améliorer ses pratiques.

De son côté, l’entreprise se dote d’un outil pour piloter l’accompagnement au niveau d’une équipe ou d’une entité. Deux premiers clients expérimentent la solution : Solvay et Veolia.

Spectrum Groupe s’engage dans la même voie avec une offre de mesure de la maturité, établie en fonction de sept leviers, destinée à enclencher des actions. La méthode se rode chez des clients et elle donnera naissance à un logiciel d’ici la fin de l’année avant une commercialisation prévue pour le courant de l’année 2018.

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