Transformation numérique : public et privé, même combat ?

Dans les collectivités territoriales, la transformation numérique marque des points. Interrogés sur le niveau de maturité de leur collectivité en la matière, les agents et les élus lui attribuent en moyenne une note de 6,2 sur 10, montre le baromètre sur le numérique au sein des collectivités réalisé par la Gazette des communes et l'éditeur Cegid. L'enquête s'est faite auprès de 471 répondants, représentatifs des différentes fonctions (agents, élus, DGS, DRH, DAF, etc.).

Au chapitre des bénéfices de la transformation numérique, ressortent en tête la facilitation du travail et l’amélioration de sa qualité, pour 80 % des interrogés, l'amélioration de la qualité du service public (78%) et le renforcement de l’attractivité du territoire (75%).

Pour 50 %, l'intérêt pour leur mission s'en trouve aussi renforcé, tandis que 46 % constatent une augmentation de la collaboration et 38 % une amélioration des relations avec les citoyens.

Rien de surprenant à ce que la transformation numérique connaissent ainsi un fort engouement, avec 90 % des interrogés s'y déclarant favorables.

Oui, mais...

Bien sûr, comme dans les films, il y a un mais… Plusieurs même, en réalité. Le plus étonnant d'entre eux est sans doute que, malgré les bénéfices reconnus ci-dessus, 60 % des répondants ne savent pas dire si la transformation numérique qu'ils vivent dans leur collectivités est une réussite ou un échec.

Le baromètre montre également que la situation est loin d'être homogène au sein d'une collectivité en termes d'implication. Selon les auteurs de l'enquête, c'est notamment ce qui explique que les DSI soient 44 % à estimer que la transformation numérique est déjà une réussite, quand seulement 19 % des DRH sont de cet avis.

Autre chiffre critique, 40 % des répondants n'ont jamais été formés au numérique. Ils sont d'ailleurs 51 % a souhaiter que davantage de formations soient organisées sur le sujet.

Enfin, il y a les freins. De ce côté, si le manque de moyens fait consensus à 44 %, c'est relativement, 48 % des élus avançant cet argument quand les agents, eux, pointent la volonté politique, par exemple, à hauteur de 23 %, contre 9 % pour les élus.

Pour un peu, à lecture de tous ces « mais », l'on se croirait presque dans une organisation privée.

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