Réseau social

Eh oui, productivité et social font bon ménage !

 

Alain Garnier, CEO de Jamespot.

Alain Garnier, CEO de Jamespot, éditeur d'un réseau social d'entreprise.

La productivité sociale ou Social Productivity résonne soit comme la question de la compétitivité du corps social, soit – et c’est plutôt le lieu de Collaboratif-info - de la productivité des réseaux sociaux, sous-entendu d’entreprise.

Et si ces deux concepts avaient au fond un lien fort ? Et si aujourd’hui, la compétitivité des entreprises passait par leur capacité à se déployer sous forme réticulaire et donc à penser, agir en termes de réseaux ? C’est ma conviction. Les gains de productivité dans l’économie du savoir, viendront de là. Et quelques faits récents me donnent à penser que la tendance s’accélère.

Une demande récurrente dans les RSE

Depuis que les RSE se déploient dans l’entreprise, il n’y a pas une semaine sans qu’un article ou une conférence aborde la question de leur retour sur investissement. Mode incontournable d’existence dans le paysage numérique aujourd’hui : prouver sa rentabilité. 

Dans le même temps, des voix s’élèvent pour dénoncer la non productivité des RSE : source de confusion, de flux d’informations trop riches, de nouveaux silos (les fameux silos !), et enfin de distraction pour le travailleur. Nous y voilà : éloigné de son objectif premier (et donc de rentabilité), point de productivité…

Au sein de cette dialectique, on trouve souvent l’opposition des tenants du social pur, qui mettent en avant la conversation, aux partisans des systèmes collaboratifs classiques à base de tâches, de calendriers, voire de bons vieux systèmes de gestion comme les ERP.

La réponse d’un leader du social : Do.com

C’est là où un des leaders en termes de prise de parole sur le social, à savoir Salesforce, vient à nouveau de créer la surprise en lançant, par le truchement du rachat d’une start up, Do.com : un service de ToDo de type social. Je vous laisse le découvrir, je ne vais pas le détailler mais il a pour objectif que les choses soient faites… en s’aidant du social.

Après Sales.com (Vends !) voilà Do.com (Fais !) : des injonctions à faire, à vendre, donc à être productif in fine. Mais avec le social comme accélérateur, voilà la méthode et la logique. Et la promesse : le social est le booster de votre productivité au sens large.

Filet relance

« Il ne s'agit pas de tant de travailler autrement
« en 2.0 » que de comprendre que la socialisation de son activité est clé pour progresser »

Filet

Cette évolution du social au service du business remet en perspective les débats incessants sur les prosélytes du 2.0. Car il ne s’agit pas tant de travailler autrement, au sens de faire des choses différentes, que de garder le socle de base de son travail et de ses objectifs, et de comprendre que la socialisation de son activité est clé pour progresser. 

C’est un recentrage sur l’individu, pas uniquement pour qu’il partage, mais bien qu’il utilise le social pour son ToDo. On peut alors parler de productivité car elle est rattachée à des éléments quantifiables comme les projets, les tâches, etc. 

Il devient alors possible de mesurer ce que chacun fait, alors que dans un système de conversation la valeur est difficile à mesurer, bien que présente.

Au-delà de la productivité : l’Awareness

Mais cette quête de productivité, pour autant qu’elle remette l’église au centre du village (ou la mairie dans sa déclinaison laïque), ne doit pas faire perdre de vue que le social a apporté une autre dimension encore plus structurante que ce potentiel de croissance : l’Awareness, cette capacité à voir large et loin. 

Savoir ce qui se passe : qui sont les collègues qui bougent, quelles idées apparaissent, quelles sont les grandes tendances. Un réseau social d’entreprise apporte un champ nouveau de compréhension des enjeux et de la vie de l’entreprise. 

Cette information qu’on donne à chaque employé aura des répercutions à moyen et long termes sur le management, sur le rôle de chacun, y compris au sens premier du mot social. 

Je suis sûr que les employés de demain n’auront pas la même analyse ni le même comportement que ceux d’aujourd’hui sur la stratégie ou l’organisation de l’entreprise, du fait même de l’accès à un système d’information différent.

Ces effets seront plus importants à terme, mais ceux qui nous occupent aujourd’hui sont plus prosaïques : quelques points de marge pour se battre dans la compétition du marché. Les réseaux sociaux d’entreprises y apportent leur contribution concrète. 

Après les ERP qui ont refondu les processus de gestion, le RSE propose un chemin vers plus de chiffre d’affaires avec moins de coûts. Ce qui explique l’engouement dont ils sont l’objet.

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